Explorer la poésie : le triolet

Je vous en avais vaguement parlé, en vous annonçant la métamorphose de Bleu lavande en Papillon à plume : dans ce nouveau projet poétique que je souhaite développer ici, j’ai très envie d’explorer les formes fixes de poèmes.

Je me suis rendue compte que la contrainte n’était pas un obstacle à l’inspiration, comme je le croyais jusque là, mais permettait au contraire de stimuler la créativité et même de dépasser les blocages – qui sont parfois si douloureux pour celui ou celle qui veut écrire mais n’y parvient pas.

Je crois que d’une certaine manière, pour moi qui ai tendance à brasser encore et encore, et bien malgré moi, de sombres pensées à chaque fois que je m’installe devant la fameuse page blanche, la contrainte formelle fonctionne un peu comme un garde-fou, une grille de sécurité : si écrire, c’est aller sonder les tourments de son âme, alors la forme fixe m’empêche de plonger trop profondément et de perdre pied à nouveau.

Je me suis donc lancée dans cette nouvelle aventure et je dois dire que je prends un réel plaisir à composer des textes de cette façon, par petites touches, comme les tableaux que j’aimerais être capable de peindre à la gouache, si j’avais ce talent.

Chercher le mot juste, la bonne tournure, l’image la plus parlante. C’est exactement ce que j’aime faire, en fait !

Pour mes premières explorations, je me suis penchée sur le triolet et le rondel, que je « travaille » en parallèle parce qu’ils sont assez proches.

Le triolet est un petit poème de huit vers, en général des octosyllabes, sur deux rimes, construit sur un schéma abaa abab. Ou plus exactement A1B1AA1 ABA1B1, les deux premiers vers (A1 et B1) étant répétés.

Voici mon premier essai…

TRIOLET POUR UN SANS-ABRI

Il dort sur un lit de carton

La nuit pour seule couverture

Au pied des monstres de béton

Il dort sur un lit de carton

 

Ombre transie fripée sans nom

Roulée dans ses draps de froidure

Il dort sur un lit de carton

La nuit pour seule couverture

*****

N’hésitez pas à commenter, critiquer, conseiller sur ce texte-ci et les suivants… Toutes les remarques constructives sont les bienvenues ! Et puis, s’il vous venait l’envie de vous essayer au triolet, faites-moi signe. Je serais ravie de vous lire 🙂

 

 

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8 réflexions sur “Explorer la poésie : le triolet

  1. Pingback: Ont-ils la foi ? | Bleu lavande & Coquelicot

  2. Pingback: Triolet – Une plume glissée dans les cheveux | L'atelier sous les feuilles

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